Tout d’abord, disons que notre santé financière permet d’accélérer le pas. Globalement, les prêts octroyés à ce jour confirment leur grande utilité tout en générant un rendement satisfaisant au FISIQ. Au Sénégal, par exemple, le programme d’investissement en énergie verte, le Programme d’Investissement pour l’Énergie Verte – PIEV, s’avère être un levier offrant des perspectives innovantes. Il arrive que l’innovation soit de simplement prendre ce qui existe et de moderniser le mode de fonctionnement. C’est un peu l’histoire de la solarisation des châteaux d’eau. Ces infrastructures existent et elles fonctionnent à l’électricité ou au mazout. Un investissement de l’ordre de 25 000 $ CA, a permis de faire l’installation d’un système solaire réduisant le coût énergétique de l’ordre de 70%.
Cela permet à toute une communauté d’envisager l’avenir sur de nouvelles bases. En prenant connaissance du cœur de notre métier, vous serez à même de constater l’intérêt à soutenir le développement à partir de prêts remboursables. Donc, ce qui est capital dans notre aventure, c’est d’avoir les moyens de nos ambitions. Pour ce faire, nous avons fait appel à nos membres, qui, faut-il le rappeler, sont des organisations de coopération internationale du Québec. En 2025, ils ont répondu en augmentant leur mise de fonds, faisant passer le capital investi de 595 000 $ à 949 000 $, soit 22,2% du capital détenu par le FISIQ.
Pour nous donner davantage d’élan, nous avons fait un lac-à-l’épaule en novembre. Il est ressorti de cet exercice, l’idée de créer des obligations communautaires, lesquelles ouvriront le capital à des investisseurs de tous horizons, individus, fondations et fonds des travailleurs notamment.
Cela ne nous a pas empêchés de poursuivre le dialogue avec Affaires Mondiales Canada (AMC) dans l’espoir que ce ministère mette la main à la pâte. Comme vous pouvez le constater, l’année 2025 a servi à donner du corps au FISIQ. Dans la finance innovante, nous pouvons certainement dire que nous prenons doucement une place qui ne nous était pas réservée, il n’y a pas si longtemps.
André Beaudoin, Président du conseil d’administration FISIQ